COP30 à Belém : Tshisekedi porte la voix du bassin du Congo et repositionne la RDC comme « pays-solution »

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Par Palmira Nzonza | ACTU NGOLO |
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Belém, capitale de l’État du Pará au nord du Brésil, accueille cette semaine un rendez-vous climatique mondial de premier plan : la 30ᵉ Conférence des Parties des Nations unies sur le changement climatique (COP30). Ce sommet, qui rassemble 143 délégations nationales, dont près d’une centaine de chefs d’État et de gouvernement, marque une étape cruciale dans les discussions sur l’avenir climatique de la planète.

La République démocratique du Congo (RDC) y participe en tant qu’acteur clé, aux côtés du Brésil et de l’Indonésie, dans le rôle stratégique de « poumon vert » de la planète. Grâce à la richesse de son écosystème forestier, la RDC représente une composante essentielle dans la régulation du climat mondial et dans la lutte contre le réchauffement climatique.

C’est dans ce contexte que le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est arrivé à Belém, dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 novembre 2025. Il doit prendre part au sommet des chefs d’État et y défendre la position de la RDC en tant que « pays-solution ». Une vision articulée autour de trois piliers : la conservation des forêts, la justice climatique et le développement durable.

La RDC met en avant son rôle de gardienne du bassin du Congo, un territoire vital pour l’équilibre climatique de la planète, tout en appelant à une mobilisation accrue des financements internationaux. Le président congolais entend également promouvoir son initiative du Couloir Vert — corridor écologique de 540 000 km² — adoptée par décret en janvier 2025, comme modèle intégré de préservation de la biodiversité et de croissance inclusive.

Par sa présence à la COP30, la RDC souhaite envoyer un signal clair : il ne peut y avoir de solutions climatiques viables sans une contribution équitable des pays forestiers tropicaux, souvent oubliés malgré leur rôle crucial dans l’absorption du carbone mondial.

En se présentant comme partenaire incontournable de la transition écologique, Kinshasa espère rééquilibrer les rapports Nord-Sud en matière de climat, tout en exigeant un respect plus concret des engagements pris en matière de financements verts.

« Le temps des promesses creuses est révolu. Ce sommet est une opportunité pour que la voix du bassin du Congo, longtemps reléguée au second plan, soit enfin entendue et considérée à sa juste valeur », a déclaré un proche du chef de l’État.

La COP30 s’annonce donc comme une tribune stratégique pour la RDC, bien décidée à lier ses ambitions de développement à sa responsabilité environnementale.

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