Quand les chauffeurs parlent d’une seule voix : Peter Bulaba Kadima, Secrétaire Général du Collectif des Chauffeurs du Congo, interpelle l’État de droit
Par Osée Ngolo LaPlume🖋️ Engagée | ACTU NGOLO | +243834344477
Dans un secteur où la parole des acteurs de terrain a longtemps été marginalisée, Peter Bulaba Kadima, Secrétaire Général du Collectif des Chauffeurs du Congo (C.C.CO), incarne aujourd’hui une voix structurée, responsable et audible. À la tête d’un collectif qui regroupe 560 chauffeurs, il porte un message clair : le respect de la loi doit aller de pair avec le respect de la dignité humaine.
Lors de la période officielle de sensibilisation initiée par les autorités, les chauffeurs ont fait preuve de civisme. En se conformant aux exigences administratives, ils ont démontré leur volonté de travailler dans la légalité et de contribuer à l’ordre public.
Cependant, sur le terrain, cette dynamique a été fragilisée par des dysfonctionnements persistants. Confusion entre application des règles et pratiques abusives, délégation de certains services publics à des opérateurs privés, notamment le contrôle technique : autant de réalités qui alimentent l’incompréhension et le sentiment d’injustice.
Sans posture de confrontation, le Secrétaire Général du C.C.CO rappelle un principe fondamental : l’autorité de l’État se renforce lorsqu’elle protège autant qu’elle contrôle. Le rétablissement de l’État de droit dans le secteur des transports passe par des règles claires, appliquées avec équité.
Au-delà des difficultés, le message est constructif : améliorer les conditions de travail des chauffeurs, c’est améliorer la qualité du service de transport au bénéfice de toute la population.
Par son sens de l’équilibre, sa légitimité de terrain et sa capacité à fédérer, Peter Bulaba Kadima s’impose comme un interlocuteur crédible et responsable, traduisant les préoccupations des chauffeurs en un langage d’intérêt général.
