Alerte rouge au commerce extérieur : L’OCC au cœur d’un scandale d’état, le DG Étienne Tshimanga Mutombo accusé d’installer un système informatique parallèle au détriment du trésor public
Par Osée Ngolo LaPlume🖋️ Engagée | ACTU NGOLO | +243834344477
Un séisme institutionnel secoue le secteur stratégique du commerce extérieur en République Démocratique du Congo. Le Directeur Général de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), Étienne Tshimanga Mutombo, est formellement accusé par le Ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya, d’avoir installé un système informatique parallèle de contrôle des importations, en violation flagrante des procédures légales et au détriment direct du Trésor public.
Selon une correspondance officielle devenue explosive, ce dispositif opaque aurait généré pour l’année 2025 des pertes financières estimées à plusieurs milliers de dollars américains, privant l’État congolais de ressources essentielles dans un contexte économique déjà sous pression. Une accusation lourde, grave, et surtout révélatrice d’un dysfonctionnement profond au sommet d’un service public clé.
Loin d’un simple manquement administratif, les faits évoqués dessinent les contours d’un sabotage institutionnel organisé : un mécanisme informatique opéré en marge des systèmes officiels, échappant au contrôle du ministère de tutelle et contournant les circuits normaux de traçabilité des importations.
Une pratique qui, si elle est avérée, s’apparente à une atteinte directe à la souveraineté financière de l’État.
Face à la gravité des accusations, le Ministre Julien Paluku Kahongya a déclenché une procédure disciplinaire formelle. Le DG de l’OCC dispose désormais de 20 jours calendaires pour présenter ses moyens de défense, conformément aux textes en vigueur.
Un délai qui sonne comme un ultimatum politique et administratif, et qui place le patron de l’OCC sous une pression sans précédent.
Au-delà de la personne du DG, cette affaire pose une question cruciale : jusqu’où certains hauts responsables peuvent-ils aller sans rendre de comptes ?
Dans un pays engagé, du moins dans le discours, sur la voie de la bonne gouvernance, de la transparence et de la lutte contre les circuits parallèles, le dossier OCC devient un test de crédibilité pour l’État congolais.
Les opérateurs économiques, les partenaires internationaux et l’opinion publique attendent désormais des actes forts, au-delà des lettres et des annonces.
Car si les faits sont confirmés, il ne s’agira plus d’une simple faute administrative, mais d’un scandale d’État aux conséquences pénales potentielles.
Le compte à rebours est lancé.
Dans 20 jours, soit la vérité éclate, soit le silence institutionnel deviendra une complicité.
