Félix Tshisekedi et l’heure minérale de l’Afrique : Quand la RDC cesse de demander et commence à proposer
Par Osée Ngolo LaPlume🖋️ Engagée | ACTU NGOLO | +243834344477
Il y a des discours qui accompagnent l’actualité, et d’autres qui redéfinissent une époque. Lors de la session consacrée au « Partenariat stratégique sur les minerais et investissements », le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, n’a pas simplement parlé de ressources naturelles. Il a posé les fondations d’une nouvelle grammaire des relations entre l’Afrique et le monde.
En appelant les partenaires internationaux à s’engager dans une collaboration mutuellement bénéfique, respectueuse de la souveraineté des États et orientée vers une prospérité partagée, le Chef de l’État congolais a rompu avec un vieux schéma : celui d’une Afrique cantonnée au rôle de pourvoyeuse passive de matières premières.
LA FIN DE L’AFRIQUE SUPPLIANTE
« L’Afrique n’attend plus seulement d’être entendue, elle est prête à bâtir. »
Cette phrase marque un tournant. Elle ne traduit ni impatience ni rupture, mais une maturité stratégique. La RDC, par la voix de son Président, affirme qu’elle ne veut plus seulement exporter des minerais, mais construire une chaîne de valeur minérale juste, durable et tournée vers l’avenir.
C’est une parole de responsabilité, mais aussi de courage. Car bâtir une chaîne de valeur, c’est exiger des partenaires qu’ils investissent, transforment localement, transfèrent des compétences et partagent les risques. Peu de dirigeants africains osent le dire aussi clairement, dans un langage compris des investisseurs comme des peuples.
UNE INVITATION, PAS UNE INJONCTION
Le message du Président Tshisekedi n’est ni fermé ni idéologique. La République Démocratique du Congo, affirme-t-il, reste ouverte. Mais ouverte à ceux qui voient loin, à ceux qui comprennent que l’avenir des minerais stratégiques ne se joue plus dans l’extraction brute, mais dans l’innovation, la transformation et la durabilité.
Ce discours ne rejette personne. Il sélectionne une vision. Il distingue les partenaires de passage des partenaires de construction.
LE MINÉRAL COMME LEVIER DE PROSPÉRITÉ UNIVERSELLE
En appelant à transformer le défi minéral en levier de prospérité universelle, le Chef de l’État congolais élève le débat au-dessus des intérêts immédiats. Il parle de générations futures, de responsabilité globale, et d’un monde où les ressources africaines cessent d’alimenter les fractures pour devenir des ponts de développement partagé.
C’est là que réside la force de cette parole :
🔹 elle ne s’adresse pas seulement aux investisseurs,
🔹 elle interpelle l’ordre économique mondial.
UNE RDC QUI ASSUME SON RÔLE CENTRAL
Ce discours confirme une chose : la RDC ne se perçoit plus comme un pays périphérique dans la transition énergétique et industrielle mondiale, mais comme un acteur central, conscient de son poids, de ses atouts et de ses responsabilités.
Avec calme, méthode et détermination, Félix Tshisekedi trace une ligne claire : celle d’une RDC partenaire, non plus simple fournisseur ; co-constructrice, non plus spectatrice.
Et c’est peut-être cela, le plus inédit : pour une fois, l’Afrique ne demande pas une place à la table. Elle en redessine la forme.
