Kinshasa au bord de l’effondrement : la Présidence, le VPM de l’Intérieur et l’IGT déclenchent une double offensive – Daniel Bumba rattrapé par le chaos d’une ville abandonnée
Par Osée Ngolo LaPlume🖋️ Engagée | ACTU NGOLO | +243834344477
Kinshasa n’est plus simplement une ville en crise : c’est une capitale qui agonise à ciel ouvert, un territoire livré aux inondations, aux immondices, au désordre urbain et à l’improvisation politique.
Mais jamais auparavant l’État central n’avait manifesté une telle inquiétude, ni un tel niveau d’intervention directe dans la gestion d’un gouverneur encore en fonction.
En moins d’une semaine, deux missions officielles, venues des deux plus hauts centres de pouvoir décisionnel du pays, la Présidence de la République et le Vice-Premier Ministre de l’Intérieur, se sont abattues sur Kinshasa pour ausculter, fouiller, décortiquer et évaluer ce qui reste de la gouvernance Bumba.
Une double descente inédite.
Un signal politique d’une rare violence.
Une sentence avant l’heure.
Car désormais, une vérité ne peut plus être maquillée :
Daniel Bumba dirige une ville qui sombre quand lui semble avancer ailleurs.
1. Une capitale devenue irrespirable : inondations, insalubrité, manque d’infrastructures routières, embouteillages… et aucune gouvernance en vue
Pendant que les institutions centrales multiplient les missions d’urgence, Kinshasa continue de suffoquer.
Les pluies transforment les avenues en torrents meurtriers.
Les caniveaux débordent de déchets sans être curés, moins encore évacués, ceux qui sont curés.
Les marchés débordent d’immondices.
Les avenues sont bouchées du matin au soir avec des embouteillages infernaux qui paralysent toute activité économique. Les chantiers lancés pour la construction des différentes routes ou avenues restent inchangés, voire même abandonnés.
Les bourgmestres eux-mêmes ne savent plus s’ils disposent encore des moyens pour exécuter le moindre projet d’assainissement.
Et au moment où le Chef de l’État rencontre l’Émir du Qatar pour défendre l’image de la nation, l’Hôtel de Ville de Kinshasa achète des bâches pour cacher les tas d’ordures !
Une humiliation nationale.
Un scandale esthétique et moral au 21ᵉ siècle.
Kinshasa, grande capitale africaine, contrainte de se couvrir de bâches comme un champ de ruines.
Voilà le niveau d’inspiration d’un exécutif provincial qui prétend moderniser la capitale.
2. La Présidence dépêche son Cabinet : Bumba contourné, Kinshasa reprise en main

Le document signé le 24 novembre par le Directeur de Cabinet du Chef de l’État n’est pas un simple courrier administratif. C’est une gifle institutionnelle.
La Présidence décide désormais de venir elle-même vérifier ce que l’Hôtel de Ville déclare.
Le message est clair :
🔹 L’Hôtel de Ville n’est plus crédible.
🔹 Les rapports sont jugés incomplets, suspects ou volontairement maquillés.
🔹 Le sommet de l’État reprend les commandes.
Quand le Palais de la Nation contourne un gouverneur, cela signifie que le couperet n’est plus loin.
3. Le VPM de l’Intérieur ouvre un contrôle total : marchés publics, finances, perception… tout sera inspecté

Le 13 novembre, le VPM Jacquemin Shabani déclenche une mission « approfondie » sur :
🔵 la gestion des ressources financières de Kinshasa
🔵 les procédures de perception
🔵 l’exécution des marchés publics
🔵 le niveau d’exécution des travaux
En d’autres termes :
🔵 On vient regarder dans chaque tiroir, chaque signature, chaque marché, chaque facture, chaque centime.
Une telle descente n’est pas administrative :
« c’est une reprise de souveraineté ».
4. L’Inspection Générale de la Territoriale parachève la tempête : une mission élargie, multisectorielle, invasive

Directeurs, inspecteurs, contrôleurs des finances…
Une délégation lourde, massive, armée de mandats illimités.
Objectif :
▫️ vérifier
▫️ auditer
▫️ contrôler
▫️ confronter
▫️ documenter
▪️ Chaque dysfonctionnement.
▪️ Chaque absence de procédure.
▪️ Chaque décision douteuse.
C’est une radiographie intégrale de Kinshasa.
Une opération qui va durer 15 jours, renouvelables.
C’est l’équivalent administratif d’une mise sous tutelle silencieuse.
5. Pourquoi maintenant ? Parce que la gestion Bumba a atteint le point de rupture
Selon plusieurs sources internes, l’administration Bumba est à bout de souffle :
🔘 marchés publics opaques
🔘 gestion confuse des recettes
🔘 absence de traçabilité
🔘 décisions prises sans concertation
🔘 paralysie généralisée
🔘 gestion calamiteuse de l’assainissement
🔘 abandon total des bourgmestres
🔘 absence de vision opérationnelle
🔘 Et pendant que le chaos s’installait, Eddy Iyeli, alors Vice-gouverneur chargé de l’administration, censé stabiliser l’appareil administratif, n’a pas su contenir la dérive.
Résultat : « L’État central reprend tout ».
6. La question finale : Daniel Bumba pourra-t-il encore esquiver l’inévitable ?
Il a déjà :
▪️ échappé à une fronde politique,
▪️ contourné des interpellations,
▪️ survécu à des tentatives d’éviction à l’Assemblée provinciale.
Mais cette fois-ci, les adversaires ont changé :
🔹 La Présidence
🔹 Le VPM de l’Intérieur
🔹 L’Inspection Générale de la Territoriale
🔹 Deux institutions supérieures.
🔹 Une institution sous tutelle.
Un front uni : « la gestion catastrophique de Kinshasa sous Daniel Bumba ».
La question est donc simple :
“Daniel Bumba peut-il encore sauver son fauteuil ou a-t-il atteint la fin de sa protection politique ?”
Kinshasa n’est plus dirigée : “elle est sous réanimation administrative.”
Ce qui se déroule aujourd’hui n’a rien d’un simple audit.
C’est un changement de régime administratif.
C’est une intervention d’urgence sur une capitale en état de mort clinique.
Kinshasa n’est plus pilotée malgré la chance que le Gouverneur Daniel Bumba a eue d’avoir plusieurs financements et fonds mis à sa disposition par le gouvernement central.
Kinshasa est sous contrôle.
Kinshasa est en réanimation politique. Daniel Bumba, incapable d’inspecter et de faire un bon rapport de tous les travaux initiés et exécutés par le gouvernement central dans la ville-province de Kinshasa où il est le premier citoyen.
La suite dépendra des conclusions des missions.
Mais une chose est déjà certaine : « Bumba et son adjoint seront conjugués au passé après ces contrôles. La gestion de Daniel Bumba n’a jamais été aussi proche du point de rupture ».
Et cette fois-ci, personne ne pourra dire qu’il ne savait pas.
