Kinshasa/Masina : l’ACP consolide ses racines, Gentiny Ngobila mise sur la force des bases

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Par Osée Ngolo LaPlume 🖋️ Engagée | Actungolo.com | +243834344477

À Masina, la politique a repris son sens premier : celui de la proximité, de l’écoute et de la structuration à la base. L’assemblée « TOSOLOLA DANS LE CADRE DES CELLULES DE BASE », organisée par la fédération ACP Tshangu 1 avec l’appui de Grand Masina ASBL, n’a pas seulement été une activité partisane de plus. Elle s’est imposée comme un moment stratégique de consolidation et de projection pour l’Alliance des Congolais Progressistes.

Dans la salle de l’immeuble Apocalypse 22, ce dimanche 8 février 2026, l’ambiance était à la fois solennelle et fraternelle. Notables, cadres et militants se sont retrouvés autour d’un objectif commun : ancrer davantage le parti dans la réalité sociale de Masina et redonner toute sa valeur à la politique de terrain.

L’arrivée du sénateur Gentiny Ngobila Mbaka, autorité morale de l’ACP, a marqué le point d’orgue de la rencontre. Accueilli avec chaleur, il n’est pas apparu comme un simple dirigeant venu présider une cérémonie, mais comme un bâtisseur venu consolider une œuvre collective. Son message, sa posture et sa proximité avec la base ont rappelé ce qui fait la singularité de son parcours politique : la constance dans l’action et la fidélité aux dynamiques locales.

Les interventions de l’honorable député provincial Roland Kiki, président fédéral de l’ACP Tshangu 1, et de M. Djento Buloki, coordonnateur national de Grand Masina ASBL, ont donné à la rencontre sa profondeur organisationnelle. L’un et l’autre ont insisté sur la nécessité d’un parti solidement structuré, capable de porter les aspirations réelles de la population. À travers leurs mots, on percevait une vision commune : celle d’un ACP qui se construit non pas uniquement dans les discours, mais dans l’enracinement progressif au sein des communautés.

Le moment le plus symbolique fut sans doute l’installation officielle de plusieurs cellules de base dans la commune de Masina. Ce geste, en apparence organisationnel, traduit en réalité une stratégie politique claire : faire des militants les premiers acteurs du projet, et non de simples relais.

La reconnaissance des notables de Masina envers le sénateur Ngobila a, elle aussi, marqué les esprits. Le diplôme d’honneur qui lui a été remis n’était pas qu’un acte protocolaire. Il incarnait la mémoire d’actions visibles : construction et modernisation du marché Zando, routes transcommunales d’Elengesa, Kikwit, de la Paix, Avenue Kulumba, Luemba, Maître Croquet et Cecomaf, embellissement des quelques milieux stratégiques de la ville, sans oublier l’intégration de plusieurs fils de la Tshangu dans son gouvernance provinciale entre 2019 et 2024. Autant d’initiatives qui, malgré les obstacles, ont contribué à redéfinir la place de l’action publique dans le quotidien des Kinois.

La remise des écharpes par l’autorité morale Gentiny Ngobila aux nouveaux cadres de l’ACP a donné à la cérémonie une dimension générationnelle. Elle symbolisait le passage de témoin, l’adhésion consciente et l’engagement dans une vision politique appelée à durer. Les présents offerts à l’autorité morale par les cadres et militants traduisaient, quant à eux, une relation de confiance construite dans le temps.

Dans son allocution, Gentiny Ngobila a recentré le débat sur l’essentiel : la responsabilité collective. Il a appelé la population à accompagner les efforts du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans la quête de paix et de stabilité, rappelant que le développement durable ne peut se construire sans unité nationale et sans implication citoyenne.

Au-delà des discours et des symboles, la rencontre de Masina aura surtout démontré une chose : l’ACP cherche à se consolider par la base, là où naissent les véritables dynamiques politiques. Et dans cette stratégie, la fédération Tshangu 1 diriger par l’honorable Roland Kiki et l’ASBL Grand Masina apparaissent comme des maillons essentiels d’un dispositif qui privilégie l’ancrage local à l’agitation de façade.

Ce qui s’est joué à Apocalypse 22 n’était donc pas qu’une installation de cellules. C’était la réaffirmation d’une méthode : organiser, structurer, rapprocher et agir. Une politique de terrain, patiente mais déterminée, où chaque militant devient porteur d’un projet et chaque communauté, partenaire du changement.

Masina n’a pas seulement accueilli une activité politique. Elle a été le théâtre d’une démonstration : celle d’un leadership qui se construit dans la durée, d’une fédération qui s’affirme, et d’une base qui prend conscience de sa force. Une équation qui, si elle se maintient, pourrait bien redessiner les équilibres politiques locaux dans les années à venir.

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