Réformer sans bruit, gouverner avec méthode : Lecture stratégique de l’action de Pierrot Nke Sana Moko au Secrétariat Général au Budget

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Par Osée Ngolo LaPlume🖋️ Engagée | ACTU NGOLO | +243834344477

Il est des moments où l’État ne se réforme pas par des déclarations spectaculaires, mais par des décisions méthodiques, parfois invisibles, toujours structurantes. Depuis novembre 2022, au Secrétariat Général au Budget, Pierrot Nke Sana Moko incarne cette approche exigeante de la gouvernance publique : celle qui privilégie la profondeur à l’agitation, la méthode à la mise en scène.

Dans un pays où la question budgétaire a longtemps été perçue comme un domaine réservé aux techniciens, son action rappelle une vérité fondamentale : le budget est un acte politique majeur, car il traduit concrètement les priorités de l’État, sa discipline et sa crédibilité.

DU BUDGET DE ROUTINE AU BUDGET DE RESPONSABILITÉ

L’un des marqueurs les plus significatifs de son passage réside dans l’engagement résolu vers la migration du budget des moyens vers le budget-programme. Cette réforme, souvent évoquée mais rarement portée jusqu’au bout, bouleverse les habitudes administratives. Elle impose une logique nouvelle : ne plus dépenser pour dépenser, mais dépenser pour produire des résultats mesurables.

Ce choix n’est ni neutre ni confortable. Il exige de l’administration rigueur, traçabilité et redevabilité. Il expose aussi les faiblesses structurelles. C’est précisément pour cela qu’il est déterminant. En ce sens, la réforme engagée au Secrétariat Général au Budget dépasse la technique : elle touche au rapport de l’État à lui-même.

LA GOUVERNANCE PAR LA COHÉRENCE

Ce qui distingue l’action de Pierrot Nke Sana Moko, c’est la cohérence silencieuse. Renforcement de la discipline administrative, amélioration de la coordination interne, recentrage des procédures sur les normes de bonne gouvernance : la réforme avance sans excès de langage, mais avec constance.

Dans un environnement où les antivaleurs prospèrent souvent sur l’improvisation et l’opacité, la normalisation des règles devient un acte de courage administratif. Gouverner ainsi, c’est accepter que la transparence ne soit pas un slogan, mais une contrainte quotidienne.

UNE RÉFORME OBSERVÉE, PAS PROCLAMÉE

Le regard porté par des organisations de la société civile, notamment la FONECO, sur l’action du Secrétaire Général au Budget n’est pas anodin. Il traduit une perception partagée : quelque chose change, non par rupture brutale, mais par reconstruction progressive de la chaîne budgétaire.

Dans un État moderne, la crédibilité financière se construit sur la durée. Elle ne se décrète pas. Elle se prouve.

RÉFORMER LE BUDGET, C’EST REFONDER LA CONFIANCE

En définitive, l’action menée au Secrétariat Général au Budget sous la conduite de Pierrot Nke Sana Moko rappelle une évidence trop souvent négligée : on ne réforme pas un pays sans réformer son budget. Car c’est dans le budget que se lisent la sincérité des engagements publics et la capacité de l’État à se projeter.

À ce titre, la réforme budgétaire en cours n’est pas un simple chantier administratif. Elle est un acte de responsabilité nationale, un socle discret mais essentiel de la gouvernance.

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