SOCODA Coop.ca : le temps de la refondation sérieuse, la gouvernance par la confiance

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Par Osée Ngolo LaPlume🖋️ Engagée | ACTU NGOLO | +243834344477

Dans un environnement où la gestion des droits d’auteur demeure l’un des chantiers les plus sensibles du secteur culturel congolais, la Société de droit d’auteur et droits voisins, SOCODA Coop.ca, a clairement choisi son cap : celui de la rigueur, de la transparence et de la reconquête de la confiance des artistes. Les assemblées générales ordinaires et extraordinaires tenues en septembre 2025 ont posé les fondations d’une nouvelle ère, marquée par la volonté affirmée de rompre avec l’approximation pour installer une gouvernance responsable.

Cette dynamique s’est concrétisée le 30 janvier 2026, avec la tenue du tout premier Conseil d’administration mixte, moment hautement symbolique qui ouvre officiellement un nouveau mandat de quatre ans pour les organes dirigeants. À la tête de cette architecture institutionnelle renouvelée, un nom, une stature, une responsabilité : Joseph-Roger N’Yoka Longo M’Vula, dit Jossar, dont la présidence se veut celle de l’écoute, de la méthode et de la restauration de l’autorité morale de la SOCODA.

Lors de ces assises, l’agenda présenté n’avait rien d’un simple catalogue d’intentions. Il traduisait une lecture lucide des défis structurels qui minent depuis trop longtemps le secteur des droits d’auteur, mais surtout une détermination à remettre le coopérateur au centre du système. Bien-être des membres, sécurisation des droits, crédibilité institutionnelle et efficacité administrative ont été clairement identifiés comme des priorités non négociables.

Dans un ton à la fois ferme et rassembleur, le Président N’Yoka a lancé un appel direct aux artistes, créateurs et ayants droit : faire confiance à la SOCODA Coop.ca, désormais engagée dans une trajectoire de sérieux et de responsabilité. Il a, par la même occasion, alerté contre les individus malintentionnés qui tenteraient d’exploiter le nom de la société à des fins frauduleuses — un message fort, qui réaffirme l’autorité de l’institution et la nécessité d’une vigilance collective.

Autour du Président, une équipe dirigeante plurielle et techniquement crédible a été mise en place. Des profils tels que Steve Bandoma, Carine Pala, Richard Komba, Henri Papa Mulaja et Dede Amuli incarnent cette volonté de conjuguer compétence, diversité et engagement. Leur mission est claire : rassurer les coopérateurs, protéger leurs intérêts et garantir que chaque artiste perçoive ce qui lui est dû, dans le respect des textes et des principes coopératifs.

Ce qui se dessine aujourd’hui à la SOCODA Coop.ca dépasse un simple changement d’équipe. Il s’agit d’une tentative sérieuse de réhabilitation institutionnelle, à un moment où le monde culturel congolais réclame plus que jamais des structures crédibles, capables de défendre les créateurs face aux enjeux économiques contemporains. La SOCODA semble avoir compris que la confiance ne se décrète pas : elle se construit, se prouve et se protège.

L’histoire jugera ce mandat sur ses résultats. Mais une chose est certaine : les bases d’un nouveau contrat moral entre la SOCODA et les artistes viennent d’être posées. À l’heure où la culture congolaise cherche des repères solides, cette refondation pourrait bien marquer un tournant décisif — à condition que la parole institutionnelle continue de s’accompagner d’actes concrets, mesurables et durables.

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