RDC – Est : le processus de paix menacé par la reprise des hostilités entre l’armée et le M23/AFC

Par Palmira Nzonza | ACTU NGOLO |
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Alors que des millions de civils restent pris au piège dans les violences à l’Est de la République Démocratique du Congo, le fragile processus de paix amorcé à Doha se heurte à une nouvelle escalade militaire entre les Forces armées congolaises (FARDC) et les rebelles de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), que Kinshasa accuse d’être soutenus par le Rwanda.
Lors de la 59e réunion du Conseil des ministres, le vendredi 19 septembre 2025, le vice-premier ministre en charge de la Défense, Guy Kabombo, a présenté un tableau préoccupant de la situation sécuritaire. Il a affirmé que les FARDC restaient pleinement mobilisées pour défendre l’intégrité du territoire, non seulement dans les provinces de l’Est mais également en Ituri et autour de Kinshasa.
Sur le terrain, les combats s’intensifient, notamment dans le Nord et le Sud-Kivu. Chaque camp s’accuse de violer le cessez-le-feu. Dans un communiqué, l’AFC/M23 a dénoncé des frappes menées, selon elle, par les FARDC sur les localités de Bibwe, Chytso et Hembe à l’aide de drones CH-4 et d’un avion Sukhoi-25, mettant en cause la volonté du gouvernement congolais de respecter les engagements pris dans le cadre du processus de Doha.
Cette nouvelle poussée de tension intervient alors même que Washington saluait récemment la signature d’un accord d’échange de prisonniers entre Kinshasa et le M23, censé marquer un tournant dans les négociations. Mais sur le terrain, l’application reste bloquée.
Face à l’enlisement diplomatique et au retour des affrontements, les perspectives de paix à l’Est demeurent incertaines, pendant que les populations civiles continuent de subir les conséquences humanitaires du conflit.
