RDC-Rwanda : « L’accord de paix doit mettre fin à 30 ans de guerre et au pillage de nos ressources », Tina Salama

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Par S. Tenplar Ngwadi | ACTU NGOLO |
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À la veille de la signature d’un accord de paix crucial entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, la porte-parole du Président Félix Tshisekedi, Tina Salama, a tenu une conférence de presse ce mercredi pour éclairer les enjeux de cette démarche diplomatique majeure. Elle a souligné que la présence du Chef de l’État aux États-Unis et la signature prochaine de cet accord visent avant tout à « accélérer le retour de la paix à l’Est » du pays.

« Premièrement, il est important de dire d’emblée que ces accords représentent ce que l’on peut appeler un ensemble complet, un ensemble d’engagements global et cohérent », a déclaré Tina Salama, la porte-parole du Président congolais. L’objectif principal est de mettre un terme définitif au « cycle de guerre » qui déstabilise l’est de la RDC depuis plus de 30 ans. Elle a insisté sur la gravité de la situation : « Il ne s’agit pas simplement d’un conflit. C’est une guerre qui dure depuis des décennies et qui a ravagé l’est de la RDC. Grâce à ces accords, nous espérons sincèrement mettre fin à ces souffrances qui durent depuis des décennies ».

Un deuxième axe fondamental de ces négociations concerne la récupération des richesses du pays. « Ce qui compte pour nous, et sur quoi nous concentrons nos efforts, c’est la récupération de nos ressources naturelles », a affirmé Tina Salama. Elle a clairement dénoncé la nature économique du conflit : « Nul n’ignore que la guerre actuelle n’est plus un mystère. C’est une guerre économique, alimentée par la convoitise de nos minéraux. La RDC est un pays riche, et certains pays et réseaux tentent depuis longtemps de s’emparer de nos ressources à leur profit ».

Pour le Président de la République et le gouvernement de la RDC, la vision est limpide : « transformer ces ressources en prospérité, en emplois, en infrastructures et en une vie meilleure pour le peuple congolais ». L’heure est à la souveraineté économique, selon la porte-parole : « Il est temps que nos richesses profitent à nous et non à des étrangers. Il est temps qu’elles profitent directement à la population congolaise ».

Ces déclarations interviennent à la veille de l’accord de Washington, qui sera formellement entériné le 4 décembre entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, sous la médiation du président américain Donald Trump et de son secrétaire d’État Marco Rubio.

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