Est de la RDC : Washington menace le Rwanda et l’ONU craint un embrasement régional face à la reprise des violences

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Par S. Tenplar Ngwadi | ACTU NGOLO |
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Les États-Unis d’Amérique ont haussé le ton face à la reprise des violences dans l’Est de la République démocratique du Congo, désignant explicitement le Rwanda comme responsable de la violation de l’accord de paix de Washington. L’ambassadrice américaine, Lucy Tamlyn, a affirmé la détermination de son pays à garantir le respect de cet accord, alors que l’ONU s’alarme d’une offensive rebelle majeure et d’un risque d’embrasement régional.

Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 15 décembre à Kinshasa, l’ambassadrice Tamlyn a déclaré que Washington « examine tous les outils possibles diplomatiques, des sanctions, ainsi que des activités bilatérales et multilatérales afin de nous assurer que les engagements pris soient respectés ». Elle a exprimé la « déception » de son pays face à la recrudescence des hostilités, survenue au lendemain de la signature de l’accord de Washington entre la RDC et le Rwanda, pointant directement la responsabilité de Kigali.

Malgré la récente chute de la ville d’Uvira, capitale provinciale provisoire du Sud-Kivu, entre les mains des rebelles, Lucy Tamlyn a tenu à défendre l’engagement américain, précisant que cela ne constituait pas un échec pour l’administration Trump, parrain de cet accord. « Je pense que le Président Trump a montré qu’il veut lutter pour la paix en RDC. Lui-même est très engagé et suit avec beaucoup d’intérêt la situation sur le terrain », a-t-elle assuré, tout en transmettant, à travers sa présence, un message de paix et d’espoir aux Congolais.

Parallèlement, le Secrétaire général de l’ONU a fermement condamné la nouvelle offensive lancée par l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23). Dans un communiqué publié ce jeudi 11 décembre par son porte-parole, il dénonce des attaques dans plusieurs localités du Sud-Kivu, dont Kamanyola, Luvungi, Katogota et Uvira, qui ont causé des victimes parmi les civils.

Le Secrétaire général appelle à une cessation immédiate et inconditionnelle des hostilités, conformément à la résolution 2773 (2025) du Conseil de sécurité. Il a averti que cette escalade risque de « compromettre les efforts visant à une solution durable à la crise et d’accroître le risque d’un embrasement régional plus large », soulignant la gravité de la situation et l’urgence d’une désescalade.

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