Avenues en chantier : rappel à l’ordre pour Daniel Bumba — Ngobila avait tout lancé, lui a tout bloqué

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Par Osée Ngolo LaPlume🖋️ Engagée | ACTU NGOLO | +243834344477

À force de réécrire l’histoire, Daniel Bumba semble oublier une vérité simple : les avenues qu’il revendique aujourd’hui ont été initiées, étudiées, contractualisées et lancées par l’ancien Gouverneur Gentiny Ngobila Mbaka, à deux mois seulement de la fin de son mandat.

Le 06 février 2024, dans la commune de Kinshasa, Ngobila lançait officiellement les travaux de réhabilitation de l’avenue Kasa-Vubu — un axe vital reliant le boulevard du 30 Juin à la place Victoire.
Ces travaux étaient confiés à l’entreprise Aaron Sefu SARL, dans le cadre du programme d’urgence de l’Hôtel de ville. Ce lot comprenait également :

  • la réhabilitation de l’avenue Croix-Rouge, entre les avenues Kasaï et Kasa-Vubu,
  • et la remise en état des avenues entourant le Grand Marché Central (Zando), dont le lancement avait déjà été effectué.

Dans son discours, l’ancien Gouverneur avait insisté sur un point essentiel :
l’entreprise avait signé un contrat de 13 ans, au terme duquel toutes les routes qu’elle devait construire devaient bénéficier d’un entretien garanti pendant toute la durée du contrat.
Une garantie rare et précieuse pour la ville.

Mais c’est précisément ce contrat structurant et protecteur que Daniel Bumba a décidé de résilier, sans alternative sérieuse ni plan technique solide.

Conséquences : des chantiers qui auraient duré moins d’un an sont devenus un fardeau

En cassant ce contrat, Daniel Bumba a plongé les travaux dans le chaos. Les routes qui auraient dû être livrées en moins d’une année sont aujourd’hui :

  • interminables,
  • à l’abandon,
  • sans entretien,
  • sans supervision,
  • et dangereuses pour les habitants.

Les effets sur le quotidien des Kinois sont dévastateurs :

  • inondations fréquentes faute de drainage terminé,
  • embouteillages monstres,
  • flaques d’eau stagnante — véritables nids à moustiques,
  • boue, poussière, insalubrité,
  • exposition accrue aux maladies hydriques,
  • et une détérioration dramatique du cadre de vie.

Ce qui devait être un progrès rapide est devenu un enfer quotidien.

KWILU, Manzengele, Kimwenza : même scénario

Les boucles Kwilu et Manzengele à Makala, la boucle Kimwenza, ainsi que d’autres artères, avaient été initiées, étudiées et lancées sous Ngobila. Elles faisaient partie d’un plan global visant la fluidité urbaine et la lutte contre les inondations.

Mais elles ont été victimes de la même logique d’arrêt brutal, d’improvisation et d’abandon.

Rappeler les faits, c’est protéger la vérité

Gentiny Ngobila avait posé les bases d’une dynamique routière structurée : contrats solides, garanties prolongées, opérateurs responsables, plans approuvés et lancements officiels.

Résilier ces dispositifs sans solutions alternatives, c’est sacrifier :

  • la durabilité des infrastructures,
  • la santé publique,
  • et le bien-être des Kinois.

Daniel Bumba porte la responsabilité directe du chaos actuel : il a cassé la continuité, abandonné les chantiers et laissé la population payer le prix.

Kinshasa mérite mieux que la politique du sabotage

Notre capitale ne se construit pas par des ruptures improvisées ni par des récupérations politiciennes. Elle se construit avec vision, cohérence et respect du travail accompli.

Ce qui a été initié et lancé par Ngobila doit être reconnu.
Ce qui a été saboté doit être dénoncé.
Et ce qui doit être repris doit l’être pour le bien de nos millions de concitoyens.

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