Dialogue national et guerre dans l’Est : Ngobila trace une ligne rouge — « La patrie ou rien ! »

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Par Osée Ngolo — La Plume Engagée | Actungolo.com | +243834344477

KINSHASA — Il y a des moments où la politique cesse d’être une bataille de positionnements pour devenir une question de survie nationale. Pour le Sénateur Gentiny Ngobila Mbaka, Président National de l’Alliance des Congolais Progressistes (ACP), la République démocratique du Congo traverse précisément l’un de ces moments : lorsque l’intégrité du territoire est menacée, la patrie doit passer avant les ambitions, les fortunes et les calculs politiques.

Devant les militants réunis à Kinshasa lors de la matinée politique « Lisolo na Mokonzi », organisée le 29 août 2026 à l’occasion du lancement officiel des cotisations mensuelles de l’ACP, Gentiny Ngobila a consacré une partie particulièrement ferme de son intervention au dialogue national et à la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

Son message tient en une ligne politique : dialoguer pour rechercher des solutions, soutenir les institutions dans la défense du territoire, mais ne jamais transiger sur l’intérêt supérieur du Congo.

Le dialogue, sans renoncer à la souveraineté

Sur le dialogue national lancé par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Gentiny Ngobila assume le positionnement de son parti.

L’ACP soutient la démarche présidentielle.

Mais dans la pensée développée par son Président National, dialoguer ne signifie ni capituler ni renoncer à la défense de la République. Le dialogue doit être compris comme un instrument permettant aux Congolais de mettre sur la table les problèmes du pays et de rechercher les voies susceptibles de préserver la Nation.

Ngobila appelle ainsi les militants de l’ACP à demeurer derrière le Chef de l’État dans cette période délicate.

« Nous sommes derrière le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. »

Une déclaration qui inscrit clairement l’ACP dans une logique de soutien aux efforts du Président de la République face aux défis sécuritaires et politiques du moment.

À l’Est, Ngobila appelle à ouvrir les yeux

Sur la guerre dans l’Est, le ton devient plus grave.

Le Président National de l’ACP dénonce toute attitude qui conduirait des Congolais à servir de relais à des intérêts étrangers au détriment de leur propre pays. Il appelle les militants et la population à la vigilance face aux discours et comportements susceptibles, selon lui, d’affaiblir la République.

Sa critique vise surtout une maladie politique qu’il nomme sans détour : la cupidité.

Pour Ngobila, aucune recherche d’enrichissement ne saurait justifier que l’on compromette l’avenir de la Nation.

Et c’est ici que son discours prend une dimension presque doctrinale :

« La cupidité ne doit pas vaincre la patrie, chers camarades. »

Entre la fortune et le Congo, le choix est fait

L’une des séquences les plus fortes de son intervention réside dans cette opposition entre la fortune et la patrie.

À ceux qui pourraient être tentés de sacrifier l’intérêt collectif pour des avantages immédiats, Ngobila rappelle une évidence : si la patrie venait à disparaître, même les fortunes accumulées perdraient leur véritable valeur.

Il replace ainsi la responsabilité politique dans le temps long.

Car derrière le Congo que les dirigeants et citoyens défendent aujourd’hui se trouve celui dont hériteront leurs enfants demain.

Sacrifier le pays aujourd’hui, c’est préparer les larmes des générations futures.

« La patrie ou rien »

Ce 29 août, Gentiny Ngobila n’a donc pas seulement livré une position sur le dialogue ou commenté la guerre dans l’Est.

Il a posé une hiérarchie.

Avant les partis, les intérêts individuels et les fortunes, il y a le Congo.

Le dialogue peut être un chemin. La mobilisation nationale, une nécessité. La vigilance, un devoir. Mais la finalité reste la même : préserver une République qui appartient non seulement aux Congolais d’aujourd’hui, mais également à ceux de demain.

Dans un environnement politique où les intérêts particuliers peuvent parfois brouiller les lignes, le Président National de l’ACP choisit une formule qui ne laisse aucune place à l’ambiguïté :

« La patrie ou rien ! »

Et peut-être est-ce là l’essentiel de son message : on peut diverger sur les chemins politiques à emprunter, mais il devrait exister une frontière que personne ne franchit — celle où commence l’intérêt supérieur du Congo.

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