DOSSIER FONAK — Entre communication de crise et exigence de transparence : pourquoi le dossier FONAK dérange

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Par Osée Ngolo LaPlume Engagée | ACTU NGOLO | +243834344477

QUAND LA MENACE REMPLACE L’ARGUMENT

Dans toute gestion publique saine, la réponse à une controverse repose sur les faits, les documents et les mécanismes de contrôle.
Lorsque, au contraire, le débat bascule vers la menace judiciaire, l’intimidation médiatique et la disqualification personnelle, une question fondamentale se pose : “que cherche-t-on à éviter ?”
Le dossier du Fonds d’Assainissement de Kinshasa (FONAK) illustre aujourd’hui cette dérive préoccupante.

  1. UNE CHRONOLOGIE QUI INTERPELLE

Les faits sont têtus.

  1. Publication de l’article accompagné d’une note d’éclaircissement signée par l’Honorable Jack Mabaya, ancien Directeur Général du FONAK.
  2. Annonce de la publication imminente de documents administratifs, correspondances internes et éléments issus de mécanismes de contrôle institutionnel (contrôle initié par la Présidence).
  3. Réaction quasi immédiate : menaces de poursuites pour diffamation, sans publication simultanée d’audit, de rapport contradictoire ou de décision judiciaire.

Cette séquence ne relève pas du hasard.
Elle révèle une réaction, non une initiative de transparence.

  1. ACCUSER SANS PRODUIRE : UNE FAIBLESSE STRUCTURELLE

Les articles hostiles à Jack Mabaya avancent des accusations lourdes :

  • mauvaise gestion,
  • détournements présumés,
  • gabegie,
  • népotisme.

Pourtant, un examen rigoureux révèle une absence frappante de pièces fondamentales :

  • aucun rapport d’audit certifié
  • aucune décision de justice
  • aucun tableau financier contradictoire
  • aucune mise en cause judiciaire formelle

Or, en droit comme en journalisme : « l’accusation sans preuve n’est pas une information, mais une opinion ».

  1. FONAK : UNE RÉALITÉ FINANCIÈRE VOLONTAIREMENT ÉLUDÉE

Un élément central est rarement abordé honnêtement : “ le déficit structurel chronique du financement de la salubrité à Kinshasa ”.
Les chiffres sont connus et publié par le Camp de Daniel Bumba :

  • maintenir un minimum de propreté à Kinshasa nécessite environ 1,7 million USD par jour
  • les subventions du Gouvernement central sont canalisées vers le Trésor urbain, non vers le FONAK
  • le FONAK a pour mission la mobilisation, non la création magique de ressources inexistantes

Dans ce contexte, toute évaluation sérieuse doit répondre à une question préalable : « Quels moyens réels ont été mis à disposition du FONAK, et par quelles voies institutionnelles ? »

  1. JACK MABAYA : FUITE OU DEMANDE DE CLARIFICATION ?

Contrairement à la narration d’un homme cherchant à échapper au débat :

  • Jack Mabaya n’a pas nié
  • il a écrit
  • il a signé
  • il a documenté
  • il demande un audit et un contradictoire public

Un fait demeure troublant : “ celui qui réclame l’audit est présenté comme fautif, celui qui refuse de publier des audits se pose en accusateur ”.
Dans toute démocratie mature, ce raisonnement est inversé.

  1. LA JUDICIARISATION PRÉCIPITÉE : UNE ARME À DOUBLE TRANCHANT

Un procès en diffamation n’est pas un communiqué politique.
C’est une procédure publique qui implique :
🔹 la production de documents
🔹 l’analyse des flux financiers
🔹 la confrontation des signatures

🔹 l’examen de la chaîne de décision
🔹 l’audition des gestionnaires avant, pendant et après

En saisissant la justice, le camp qui s’en prévaut accepte mécaniquement l’ouverture complète des livres.
Dès lors, une question simple se pose : “Cette ouverture est-elle réellement souhaitée ?”

  1. COMMUNICATION DE CRISE OU GOUVERNANCE RESPONSABLE ?

Jusqu’à présent, le débat a surtout produit :
🔸 des attaques ad hominem
🔸 des jugements moraux
🔸 des insinuations
🔸 des menaces judiciaires anticipées

Ce qu’il n’a pas produit :
🔹 un audit indépendant
🔹 un rapport financier certifié
🔹 une réponse point par point aux documents publiés

Or, la transparence ne s’annonce pas, elle se démontre.

LA VÉRITÉ N’A JAMAIS PEUR DE LA LUMIÈRE

Le dossier FONAK ne se réglera ni par des slogans, ni par l’intimidation médiatique, ni par la disqualification personnelle.
Il se réglera :
🔹 par des documents
🔹par un audit
🔹par le contradictoire
🔹par le droit

L’ancien Directeur Général du FONAK réaffirme disposer :
🔹 de correspondances officielles
🔹 d’éléments institutionnels
🔹 de documents traçables

La vérité ne se protège pas par la peur. Elle se prouve.
Dossier à suivre. Très rigoureusement.

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