Jacob Batata Kratos brise le faux débat sur la Constitution : « Pensons à la RDC des 30 prochaines années »
Par Osée Ngolo LaPlume Engagée | Actungolo.com | +243834344477
Dans le tumulte du débat politique congolais autour d’un éventuel changement de la Constitution, une voix jeune mais lucide s’élève pour recadrer les termes de la discussion. Celle de Jacob Batata, analyste politique, qui appelle à sortir des procès d’intention pour engager une réflexion sérieuse sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo.
Alors que certains opposants présentent toute idée de réforme constitutionnelle comme une tentative de prolongation du pouvoir ou une menace contre la démocratie, Jacob Batata Kratos estime que ce raisonnement enferme le pays dans un débat réducteur, loin des véritables enjeux.
Pour lui, la question mérite mieux que des slogans politiques.

« Beaucoup d’opposants affirment que le changement de la Constitution vise à prolonger le pouvoir ou à fragiliser la démocratie. Je pense qu’il faut dépasser ce débat simpliste », affirme Jacob Batata Kratos, convaincu que la discussion devrait plutôt porter sur l’efficacité et l’adaptation des institutions face aux défis du pays.
Dans son analyse, Batata Kratos rappelle une évidence souvent oubliée dans les joutes politiques : une Constitution n’est pas un texte sacré figé pour l’éternité. Elle est un instrument juridique et politique conçu pour organiser l’État et servir le peuple, et peut donc évoluer lorsque les réalités d’un pays l’exigent.
Pour cet analyste, le véritable enjeu est de savoir si les institutions actuelles permettent réellement à la RDC de relever les défis du développement, de la stabilité et de la gouvernance pour les décennies à venir.
« La vraie question n’est pas de changer la Constitution pour un individu, mais de réfléchir à la manière d’améliorer nos institutions afin qu’elles répondent mieux aux réalités et aux défis de la République démocratique du Congo », explique Jacob Batata.

Toutefois, il insiste sur un principe fondamental : toute réforme constitutionnelle doit être menée dans la transparence, dans le respect strict de la loi et avec l’implication directe du peuple congolais. Dans ces conditions, loin de fragiliser la démocratie, une telle démarche pourrait au contraire consolider l’État et renforcer les institutions républicaines.
À travers sa réflexion, Jacob Batata Kratos invite les Congolais à élever le niveau du débat public et à dépasser les clivages politiques immédiats pour penser l’avenir du pays avec responsabilité. Car, selon lui, la question fondamentale dépasse les calculs du moment.
« Le véritable débat aujourd’hui n’est donc pas de savoir s’il faut changer la Constitution ou non, mais plutôt de savoir quelle Constitution peut mieux servir le peuple congolais pour les 30 prochaines années », conclut Jacob Batata.
Dans un paysage politique souvent dominé par les tensions et les discours de confrontation, l’intervention de Jacob Batata Kratos rappelle qu’un débat institutionnel peut aussi être mené avec hauteur de vue, dans l’intérêt supérieur de la République démocratique du Congo.
