Kinshasa à l’épreuve de l’insécurité : quand le tandem Gentiny Ngobila – Général Sylvano Kasongo faisait régner l’autorité de l’État

IMG-20260609-WA0035

Par Osée Ngolo LaPlume Engagée | Actungolo.com | +243834344477

Kinshasa traverse aujourd’hui l’une des périodes les plus préoccupantes de son histoire récente en matière de sécurité. Les braquages à main armée se multiplient en pleine journée, les agressions deviennent monnaie courante, et même les quartiers autrefois réputés sûrs ne sont plus épargnés. La peur s’installe progressivement dans le quotidien des Kinoises et des Kinois, qui se demandent avec inquiétude où est passée l’autorité de l’État.

Face à cette réalité alarmante, un constat revient avec insistance dans les discussions populaires : sous le tandem formé par le Gouverneur Gentiny Ngobila Mbaka et le Général Sylvano Kasongo, commandant de la ville de Kinshasa à l’époque, l’insécurité n’avait jamais atteint un tel niveau.

Cette période demeure dans les mémoires comme celle où la coordination entre l’autorité politique et l’autorité sécuritaire produisait des résultats palpables. Les opérations de sécurisation étaient visibles, les interventions rapides, et les criminels savaient qu’ils faisaient face à un appareil sécuritaire déterminé à protéger la population.

Le mérite de ce duo ne résidait pas seulement dans les discours ou les promesses. Il se traduisait par une présence constante sur le terrain, une collaboration étroite entre les institutions et une volonté manifeste de faire prévaloir l’ordre public. Les marchés, les grands carrefours, les quartiers résidentiels et les zones commerciales bénéficiaient d’une vigilance qui rassurait les citoyens.

Au-delà des opérations de sécurisation qui avaient permis de rétablir l’autorité de l’État dans plusieurs coins de la capitale, le tandem Gentiny Ngobila Mbaka – Général Sylvano Kasongo s’était également illustré dans la lutte contre le phénomène Kuluna, qui constituait alors l’une des principales menaces à la sécurité publique dans la ville de Kinshasa. Véritable fléau urbain, ce phénomène semait la terreur dans plusieurs communes, compromettait la quiétude des citoyens et mettait à rude épreuve le vivre-ensemble. Conformément à la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ces deux autorités avaient apporté leur soutien aux opérations visant à retirer des rues de nombreux jeunes enrôlés dans le banditisme urbain afin de les orienter vers le Service National, notamment au centre de Kaniama Kasese. Cette démarche ne se limitait pas à une simple réponse sécuritaire ; elle traduisait une volonté de transformer des vies et de redonner une perspective d’avenir à une jeunesse en perte de repères. Grâce à l’encadrement, à la discipline, à l’éducation civique, à l’apprentissage des valeurs républicaines et aux formations professionnelles dispensées sous la direction du Général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, plusieurs de ces jeunes ont connu une véritable renaissance. Jadis perçus comme une menace pour la société, ils sont aujourd’hui devenus des acteurs du développement national, contribuant à la production, aux travaux d’intérêt général et à la construction de la Nation. Leur parcours constitue l’une des illustrations les plus éloquentes de la réussite de la politique de réinsertion sociale portée par le Service National. Cette approche, alliant fermeté, responsabilité et humanisme, a permis de réduire significativement l’impact du phénomène Kuluna dans la capitale tout en offrant à des milliers de familles l’espoir de voir leurs enfants retrouver le chemin de la dignité. Aujourd’hui, l’expérience démontre qu’une politique sécuritaire efficace ne repose pas uniquement sur la répression, mais également sur la capacité de l’État à rééduquer, former et réinsérer ceux qui peuvent encore devenir des bâtisseurs de la République.

Aujourd’hui, nombreux sont les habitants de Kinshasa qui regrettent cette époque où sortir de chez soi n’était pas un acte de courage. Les braquages spectaculaires enregistrés ces derniers mois témoignent d’une situation qui exige des réponses urgentes, concrètes et efficaces.

Il ne s’agit pas d’opposer les dirigeants actuels à leurs prédécesseurs, mais plutôt de tirer les leçons des expériences qui ont porté leurs fruits. Une ville de plus de quinze millions d’habitants ne peut être sécurisée sans une vision claire, un leadership fort et une collaboration permanente entre les responsables politiques et les forces de sécurité.

Les successeurs du Gouverneur Gentiny Ngobila et du Général Sylvano Kasongo gagneraient à s’inspirer de certaines méthodes qui ont contribué à renforcer la sécurité de la capitale. Car gouverner, ce n’est pas seulement innover ; c’est aussi savoir capitaliser sur les bonnes pratiques du passé.

Consulter ses prédécesseurs n’est ni un aveu de faiblesse ni un signe d’incapacité. Bien au contraire, c’est une marque de sagesse, d’humilité et de grandeur. Les grandes nations se construisent sur la continuité de l’expérience et la transmission des savoirs, non sur l’effacement systématique de ceux qui ont servi avant.

À l’heure où les Kinoises et les Kinois aspirent à retrouver la paix dans leurs quartiers, la sécurité de leurs familles et la protection de leurs biens, il devient indispensable de privilégier l’intérêt général au-dessus de toute autre considération. Les défis actuels exigent de l’écoute, de l’ouverture et une volonté sincère de s’inspirer des expériences qui ont fait leurs preuves pour restaurer l’autorité de l’État et redonner confiance à la population.

L’histoire retiendra que, dans un contexte difficile, Gentiny Ngobila Mbaka et le Général Sylvano Kasongo avaient su former un tandem dont l’action avait considérablement contribué à renforcer le sentiment de sécurité dans la capitale. À l’heure où Kinshasa cherche des solutions face à la montée de l’insécurité, leur expérience mérite d’être étudiée, valorisée et, pourquoi pas, mise à contribution au service de l’intérêt général.

Car au-delà des hommes et des fonctions, ce qui compte avant tout, c’est la sécurité des Kinoises et des Kinois, ainsi que la préservation de l’autorité de l’État dans la capitale de la République démocratique du Congo.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *