Kinshasa : Aubain Mukanu dénonce les arriérés des cantonniers (4 mois) et plaide pour une réforme durable de l’assainissement urbain

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Par Osée Ngolo LaPlume🖋️ Engagée | ACTU NGOLO | +243834344477

Kinshasa traverse une nouvelle zone de turbulence sociale. En pleine période des fêtes de fin d’année et juste après le vote du budget 2026 de la Ville-province, les cantonniers de Kinshasa réclament le paiement de quatre mois d’arriérés de salaires. Une situation jugée préoccupante par l’Honorable Aubain Mukanu Isukama, député provincial élu sous la bannière Mungamba ya Peuple, qui monte au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie d’incohérence entre les engagements budgétaires et la réalité sur le terrain.

S’exprimant à la suite du vote du budget 2026, l’élu provincial rappelle que l’Assemblée avait clairement recommandé au Gouverneur de la Ville de Kinshasa de prioriser les secteurs vitaux pour la vie quotidienne des Kinois. Parmi ces secteurs figurent notamment l’assainissement et l’environnement, les infrastructures routières, le transport, la santé ainsi que l’éducation. Pour Aubain Mukanu, il est incompréhensible que les cantonniers, acteurs clés de la salubrité urbaine, continuent à travailler dans des conditions aussi précaires.

« Le slogan Kinshasa ezo bonga ne peut plus rester un simple message de communication », insiste le député provincial. Selon lui, cette devise doit impérativement se traduire par des actions concrètes et visibles, en droite ligne avec la vision et les multiples appels du Chef de l’État, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Dans cette optique, l’Honorable Aubain Mukanu plaide pour la mise en place urgente d’une gestion structurelle, durable et inclusive de l’assainissement de la ville de Kinshasa. Cette approche, explique-t-il, doit associer l’ensemble des forces vives locales, notamment les chefs de rues et d’avenues, les responsables des localités et des quartiers, ainsi que les bourgmestres des 24 communes de la capitale.

Le député provincial propose également une approche globale et intégrée de la gestion des déchets. Celle-ci comprendrait le ramassage régulier des déchets ménagers, l’aménagement de sites de décharges contrôlées, l’installation de poubelles publiques et la création d’un site final d’entreposage des déchets orienté vers le recyclage.

Sur le plan de la valorisation des déchets, Aubain Mukanu avance des solutions innovantes. Les déchets plastiques, souligne-t-il, peuvent être transformés en pavés et en briques grâce à l’implantation d’usines de transformation dans six communes prioritaires, identifiées comme les plus grandes productrices de déchets. Quant aux autres types de déchets, il préconise l’installation d’unités d’incinération modernes dans les communes périphériques de la ville.

Cependant, l’élu du Peuple rappelle que cette politique ambitieuse ne saurait produire des résultats sans une rémunération adéquate, régulière et digne de tous les acteurs de la chaîne de la salubrité, en particulier les cantonniers, qu’il qualifie de « véritables piliers de la propreté de notre ville ».

C’est cette vision et cet ensemble de propositions que l’Honorable Aubain Mukanu Isukama affirme avoir défendus lors du vote du budget 2026 de la Ville-province de Kinshasa. L’objectif affiché est clair : sortir la capitale de sa situation actuelle dans un délai de six mois, sous le leadership du Chef de l’État.

Le député provincial se veut résolument optimiste et déterminé : « Kinshasa doit changer. Kinshasa peut changer. Kinshasa va changer. » Toujours, précise-t-il, derrière la vision du Président de la République. Kinshasa, il faut ebonga.

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