Nord-Kivu : Le leader hunde Aimé Noël Khaneno brise le silence et recadre sévèrement Joël Kitenge après ses propos mensongers visant l’épouse du Sénateur Gentiny Ngobila

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Par ACTU NGOLO | +243834344477

La réaction ne s’est pas fait attendre. Après les accusations diffamatoires et dangereuses lancées par le communicateur Joël Kitenge contre l’épouse du Sénateur Gentiny Ngobila Mbaka, c’est l’un des leaders les plus influents du peuple Hunde, M. Aimé Noël Khaneno, qui monte au créneau pour dénoncer vigoureusement ce qu’il qualifie d’« intoxication calculée et profondément malsaine ».

« C’est un comportement irresponsable qui met inutilement des familles en danger »

Dans un entretien accordé à ACTU NGOLO, Aimé Noël Khaneno s’est dit indigné par les propos attribuant faussement à l’épouse de l’ancien gouverneur de Kinshasa une nationalité rwandaise.
Pour lui, cette dérive n’a rien d’anodin : « Ce sont des comportements malaisants de quelques individus qui traitent aujourd’hui n’importe quel Kivutien de Rwandais, alors que le patriotisme vient aussi du Kivu. Madame Ngobila est Hundé, une Congolaise de souche. Ceux qui propagent ces mensonges ne cherchent qu’à diviser et à salir. »

Le leader hunde rappelle d’ailleurs que la famille de l’épouse du Sénateur Ngobila est bien identifiée, enracinée à Masisi, issue du lignage Iwanga, et connue de longue date dans les chefferies locales.
« Cessons les spéculations, cessons les manipulations, » martèle-t-il.

Manipulations identitaires : une stratégie dangereuse

Aimé Noël Khaneno alerte sur la banalisation croissante des rumeurs visant à attribuer une fausse identité ou une origine étrangère à des Congolais pour des raisons politiciennes.

« Ce qui était jadis une arme coloniale revient aujourd’hui entre les mains de certains communicateurs sans scrupules. On fabrique des étiquettes pour détruire des carrières, diviser des familles et fragiliser notre cohésion. »

Il rappelle que le Nord-Kivu a longtemps payé le prix de la stigmatisation identitaire, et qu’il est irresponsable, en pleine période de crise sécuritaire, de jeter de l’huile sur le feu avec des propos sensibles et mensongers.

« Le vivre-ensemble n’est possible que dans le respect mutuel »

Interrogé sur la cohabitation entre communautés, Khaneno est clair : « Nous vivons correctement avec tout le monde, y compris les Rwandais, tant que chacun respecte la loi et les valeurs coutumières. Le problème commence quand certains veulent dominer ou s’imposer sur les autochtones. »

Il dénonce le populisme, le tribalisme irresponsable et les « communicants » qui cherchent à se construire une visibilité médiatique sur base de discours incendiaires.

Un appel national : stopper le tribalisme et la stigmatisation

Dans un message fort, Aimé Noël Khaneno appelle les autorités judiciaires, politiques et médiatiques à prendre leur responsabilité : « Il est temps de distinguer les Congolais de souche des étrangers. Il est temps de punir ceux qui attisent la haine. Et il est temps d’arrêter de vendre la terre des autochtones aux apatrides. »

Il encourage également la jeunesse à refuser la manipulation : « Le Congo est plus grand que les mensonges d’un individu en quête d’attention. »

Un soutien implicite mais ferme au Sénateur Gentiny Ngobila

Sans flatterie inutile, Aimé Noël Khaneno salue la démarche du Sénateur Ngobila, qui a personnellement confirmé sa plainte au Parquet général pour défendre son épouse et sa famille.

« Quand on touche à une famille, on doit assumer. Ngobila a eu raison de tracer une ligne rouge. »

Le leader hunde estime que la justice doit maintenant aller au bout : « Celui qui accuse doit prouver. C’est la loi. »

Un message qui va au-delà d’une affaire personnelle

Cette sortie médiatique de Khaneno dépasse le simple cadre d’une polémique. C’est un signal :
les communautés congolaises en ont assez de voir l’identité manipulée à des fins politiques, et refusent que des familles soient exposées pour des calculs médiatiques.

Elle marque aussi un soutien ethnique mais républicain à l’épouse du Sénateur Ngobila, rappelant que la vérité identitaire ne peut pas être une arme politique.

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