RDC – Les FARDC qualifient le phénomène Mobondo de terroriste et évoquent des preuves de soutiens dissimulés au sommet du Pouvoir

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Par Osée Ngolo LaPlume🖋️ Engagée | ACTU NGOLO | +243834344477

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont tenu un discours d’une rare fermeté en qualifiant le phénomène Mobondo de mouvement à caractère terroriste, au regard des atrocités documentées commises contre les populations civiles dans plusieurs villages de la partie Ouest du pays.

S’exprimant dans le cadre d’un briefing sécuritaire, Anthony Mwalushay, communicant des FARDC, a décrit des faits que l’armée considère comme relevant clairement du terrorisme, citant notamment les événements survenus aux villages de Kana, Kumankiro et dans plusieurs localités situées le long du fleuve Congo.

Des atrocités qualifiées d’« inacceptables » par l’armée
Selon les FARDC, ces groupes armés sont responsables de violences extrêmes contre des civils, incluant :
des violences sexuelles systématiques,
des décapitations,
des corps humains morcelés, et des incendies volontaires de villages, parfois après avoir enfermé des femmes dans des habitations incendiées.

L’armée estime que ces actes, documentés par ses services, sont incompatibles avec l’ordre républicain et ne peuvent être tolérés dans un pays qui se revendique démocratique et régi par l’État de droit.

Un phénomène qualifié de terrorisme interne

Pour les FARDC, la nature de ces crimes conduit à une conclusion sécuritaire claire :
le phénomène Mobondo ne relève plus d’un simple conflit local, mais constitue une menace terroriste, visant à déstabiliser les institutions de la République démocratique du Congo.

Les zones du plateau des Bateke et la commune de Maluku sont citées comme des espaces où des activités assimilables au terrorisme seraient en cours, selon les renseignements militaires.

Des enquêtes en cours et des preuves évoquées

Les FARDC affirment que leurs services spécialisés de renseignement travaillent activement sur ce dossier et ont déjà transmis plusieurs rapports à la hiérarchie militaire, d’autres étant annoncés dans les prochains jours.

Selon l’armée, ces investigations visent notamment à :
établir les liens entre le mouvement Mobondo et d’autres groupes rebelles actifs à travers le pays,
retracer les contacts présumés avec certains mouvements armés opérant dans l’Est de la RDC, et identifier les réseaux de soutien.

Des connexions nationales et transrégionales évoquées

Poursuivant son exposé, Anthony Mwalushay, communicant des FARDC, a également évoqué l’existence de connexions présumées entre le mouvement Mobondo et d’autres groupes armés actifs à l’Est du pays, dans un contexte marqué par de graves exactions signalées notamment aux villages de Nkana, Kumankero, ainsi que dans plusieurs localités riveraines du fleuve Congo.

À ce sujet, il a déclaré : « Nous avons des informations de certains contacts entre les mouvements rebelles dans la partie est de la RDC. Avec ces mouvements Mobondo, le danger est que la majorité de gens qui sont derrière Mobondo sont souvent derrière le Président de la République. La journée, ils sont comme des agneaux et la nuit, ce sont eux qui commandent les Mobondo ».

Des soutiens présumés se réclamant du pouvoir

Dans une déclaration particulièrement sensible, les FARDC indiquent disposer de preuves impliquant des individus se présentant comme proches ou soutiens du Président de la République, tout en précisant que ces comportements n’engagent pas les institutions de l’État.

Selon l’analyse militaire exposée, ces personnes adopteraient une double posture :

  • une image publique loyale et paisible,
  • et des activités clandestines de soutien ou de commandement du mouvement Mobondo.

Les FARDC soulignent que ces éléments relèvent d’une analyse sécuritaire en cours, destinée à alerter l’armée et les décideurs politiques, et non d’une conclusion judiciaire définitive.

Un message de fermeté au nom de la République

À travers cette communication, l’armée congolaise entend rappeler que nul ne peut se prévaloir d’une proximité politique, réelle ou supposée, pour agir en dehors des lois de la République.

Les FARDC réaffirment leur engagement à protéger la population, à préserver l’intégrité territoriale et à neutraliser toute menace armée, quelle qu’en soit l’origine ou la couverture politique revendiquée.

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