RDC – L’Heure de Vérité : Quand le Monde rompt enfin le Silence sur l’agression Rwandaise

20251212_185833

Par Osée Ngolo LaPlume🖋️ Engagée | ACTU NGOLO | +243834344477

Depuis plus de deux décennies, la République démocratique du Congo vit sous le poids d’une guerre qui n’a jamais dit son nom. Une guerre hybride, froide pour certains, brûlante pour des millions de Congolais, souvent réduite à une simple « crise humanitaire ». Mais en ce mois de décembre 2025, quelque chose a basculé dans les murs feutrés du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Pour la première fois, le vernis diplomatique s’est fissuré : les grandes puissances ont rompu avec l’ambiguïté.

Washington frappe fort : le nom que personne n’osait prononcer

« Le Président Kagame a participé à la planification et à l’exécution de la guerre dans l’Est de la RDC. »
Ces mots, prononcés par les États-Unis au Conseil de sécurité, résonnent comme un séisme diplomatique.
Jamais, dans l’histoire récente de l’ONU, une telle déclaration n’avait été exprimée avec autant de clarté, autant de gravité, autant de responsabilité.

Washington n’accuse pas une organisation.
Washington n’accuse pas des “éléments incontrôlés”.
Washington accuse un Chef d’État, nommément, de piloter une guerre transfrontalière.

Les États-Unis vont plus loin :
Ils dénoncent le déploiement par Kigali de missiles sol-air en territoire congolais, le soutien militaire actif au M23/AFC, et menacent d’utiliser « tous les outils à leur disposition » pour en finir avec cette déstabilisation chronique.

Pour la première fois, la diplomatie américaine ne parle plus en langage codé : elle parle en langage de vérité.

Kinshasa : la diplomatie de fermeté assumée

Malgré les provocations militaires, les violations répétées du cessez-le-feu et la présence avérée des troupes rwandaises à Uvira et dans la plaine de la Ruzizi, la RDC a volontairement choisi la voie de la diplomatie, rappelle le ministère congolais des Affaires étrangères.
Un choix stratégique, pas une faiblesse.

Kinshasa exige désormais ouvertement :

  • des sanctions contre Kigali,
  • le retrait immédiat des troupes rwandaises,
  • le respect de l’Accord de Washington, violé “flagrantement”, selon le ministre de la Justice Guillaume Ngefa Atondoko.

Après neuf mois sans mesure concrète du Conseil de sécurité, la patience stratégique de la RDC touche à ses limites.

La France se joint au chœur : une rare convergence internationale

Paris, à son tour, prend position :
retrait immédiat des troupes rwandaises et cessation des offensives de l’AFC/M23.

En diplomatie internationale, il est rare que les États-Unis et la France parlent la même langue, au même moment, sur un même dossier africain.
C’est dire la gravité de ce qui se joue.

Une situation humanitaire qui ne peut plus être mise sous silence

Mohamed Javid Abdelmoneim, président international de Médecins Sans Frontières, dresse un tableau sans concession :
une catastrophe humanitaire,
des civils pris en étau,
des millions de déplacés,
des localités où l’on ne distingue plus la frontière entre le champ de bataille et l’espace de vie.

Il pointe plusieurs responsabilités — certains éléments FARDC, le M23/AFC, d’autres groupes armés — mais souligne également l’impact direct de la guerre mécanisée et planifiée.

ONU : La vérité avance, même à petits pas

Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de paix, reconnaît un « soutien présumé du Rwanda » lors de la chute d’Uvira.

Le mot “présumé” est diplomatique, mais le fond est clair.
Pour un haut fonctionnaire des Nations Unies, c’est un pas que personne n’osait franchir hier encore.

Lacroix va plus loin : « Le développement récent au Sud-Kivu illustre l’écart entre les efforts diplomatiques et la réalité vécue par les populations civiles. »
« La stabilité de l’ensemble de la région des Grands Lacs est menacée. »

Ce langage, rarement employé dans ce forum, montre que la crise congolaise n’est plus considérée comme un simple conflit local, mais comme une menace régionale majeure.

Une vérité s’impose : la guerre dans l’Est n’est plus une guerre congolo-congolaise

Elle est internationale.
Elle est planifiée.
Elle est financée.
Elle vise des ressources stratégiques, mais aussi la souveraineté même d’un État.

Et ce que le Congo dénonce depuis plus de vingt ans devient, enfin, une évidence diplomatique mondiale.

Un tournant historique : le monde regarde enfin la RDC dans les yeux

Ce 12 décembre 2025 restera sans doute comme le jour où le silence international a craqué. Le jour où les puissances ont choisi la vérité plutôt que la complaisance.
Le jour où la souffrance du peuple congolais n’a plus été relativisée, minimisée ou mise entre parenthèses.

La RDC a choisi la diplomatie.
Mais la diplomatie ne signifie pas renoncement.
Elle signifie maturité, stratégie et discipline d’État. Aujourd’hui, le monde sait.
Demain, il devra agir. Et ACTU NGOLO continuera, sans peur, sans calcul, sans complaisance, à être la voix qui éclaire l’histoire en train de s’écrire.

Parce que le Congo mérite la vérité.
Parce que le Congo mérite la paix.
Parce que le Congo mérite justice.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *