Trop c’est trop : Ngobila officialise sa plainte pour faire taire les intox de Me Kitenge
Par S. Tenplar Ngwadi | ACTU NGOLO |
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L’ancien gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, a comparu personnellement devant la justice ce vendredi 5 décembre 2025 pour confirmer une plainte pour diffamation. La procédure vise un individu identifié sous le nom de Joël Kitenge, présenté comme communicateur et avocat, accusé d’avoir publiquement affirmé que l’épouse de l’autorité morale de l’ACP, Gentiny Ngobila serait de nationalité rwandaise, une déclaration que l’ancien gouverneur qualifie d’« imputation grave et dangereuse ».
Gentiny Ngobila a tenu à rappeler son respect envers la presse congolaise, tout en dénonçant ce qu’il considère comme une dérive intolérable : « Je n’accepterai jamais qu’un individu, journaliste soit-il, puisse diffamer ma famille », a-t-il déclaré avec fermeté.
Selon lui, l’allégation visant son épouse porte une atteinte sévère à son honneur et à sa dignité, tout en exposant sa famille à des risques accrus dans un contexte sécuritaire national marqué par les tensions autour de l’agression rwandaise en République démocratique du Congo. L’ancien gouverneur a insisté sur l’identité ethnique de son épouse, précisant qu’elle appartient au peuple Hundé, une communauté qu’il décrit comme « historiquement enracinée en RDC. Elle est donc muhendé ». Il a décrié le fait de l’avoir qualifiée de Rwandaise dans une période particulièrement sensible, affirmant : « C’est vraiment dépasser les bornes. Qualifier ma femme de Rwandaise, c’est mettre sa vie en danger et exposer mes enfants ».
Gentiny Ngobila a expliqué que ses avocats avaient déjà introduit une plainte trois jours auparavant, mais qu’il a tenu à venir lui-même la confirmer afin de souligner la gravité des propos incriminés. Il exige désormais que l’auteur de la déclaration se présente devant la justice pour en justifier la véracité. « Il doit venir ici se justifier et apporter les preuves de son assertion. Il ne s’agit pas d’un débat politique mais d’une imputation dommageable », a-t-il précisé.
Ngobila a souligné que, bien qu’ayant été gouverneur et souvent la cible d’attaques verbales, il n’a jamais porté plainte contre qui que ce soit. « Qu’on m’insulte moi, c’est une chose. Mais s’attaquer à ma famille par la diffamation est une ligne rouge », a-t-il averti.
Au cours de son intervention, il a également évoqué le sort d’autres personnalités publiques régulièrement visées par des rumeurs portant sur leurs origines, citant notamment la Première dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, dont il a rappelé l’appartenance à l’ethnie Bachi. L’ancien gouverneur a affirmé que sa démarche ne visait aucun avantage matériel, mais répondait à un principe moral et familial. « Notre famille a été victime de diffamation. Nous voulons seulement que la vérité soit rétablie », a-t-il conclu.
