Nord‑Kivu : après le massacre de Ntoyo, les écoles de Njiapanda ferment par solidarité

Par Palmira Nzonza | ACTU NGOLO |
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À la suite du massacre perpétré dans la nuit du 8 au 9 septembre par les rebelles ADF à Ntoyo, secteur de Bapere, territoire de Lubero (Nord‑Kivu), les écoles de la sous‑division de Njiapanda ont suspendu les cours. Quatre enseignants font partie des victimes : deux de l’école primaire Etaetu, un de Salita, un autre de Manguredjipa.

Cette décision, prise le 12 septembre à l’école primaire Masapi, vise à rendre hommage aux enseignants tués et à protester contre l’insécurité qui règne dans le secteur. Les cours ne reprendront qu’« à un retour effectif de la paix », selon les responsables scolaires.

Le bilan humain est lourd : au moins 72 morts à Ntoyo, dont 26 lors d’une veillée mortuaire, et de nombreuses maisons, motos et véhicules incendiés.

La société civile accuse les Forces armées de la RDC (FARDC) de manque d’action, malgré la présence de l’armée congolaise et de troupes ougandaises (UPDF) dans la région.

Les habitants déplacés, terrifiés, s’exilent vers des zones plus sûres, notamment Manguredjipa et Butembo. Les chefs d’établissements, soutenus par la communauté, lancent un appel pressant aux autorités pour sauver l’année scolaire et assurer la sécurité des civils.

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