Félix Tshisekedi à l’ONU : « L’Est de la RDC, théâtre d’un génocide silencieux depuis 30 ans »

Par S. Tenplar Ngwadi | ACTU NGOLO |
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Face à l’Assemblée générale des Nations Unies, le président Félix Tshisekedi a dénoncé avec une rare virulence la situation dans l’Est de la RDC, qualifiant les conflits qui y sévissent de « génocide silencieux ». Exigeant le retrait des troupes rwandaises et la fin du soutien au M23, il a appelé la communauté internationale à agir face à une tragédie qui a déjà fait des millions de morts.
C’est avec des mots forts que le chef de l’État congolais a décrit l’horreur vécue par les populations de l’Est : « familles décimées, +- 7 millions de morts, femmes et enfants pris pour cible, villages rayés de la carte, des générations sacrifiées. » Des crimes, selon lui, motivés par la prédation des ressources naturelles : « Les conflits armés qui durent depuis 30 ans en RDC se sont mués en entreprises prédatrices. »
Alors que la RDC s’apprête à siéger au Conseil de sécurité de l’ONU, Félix Tshisekedi a annoncé que son pays ferait de la paix, de la sécurité et de la lutte contre l’exploitation illégale des minerais ses priorités. Il a plaidé pour « l’harmonisation des règles de traçabilité, de la mine au consommateur » et a réclamé la mise en place d’une commission d’enquête indépendante sur les massacres.
Surtout, le président Tshisekedi a posé des conditions claires et fermes pour une résolution de la crise : « Le retrait des troupes Rwandaises de la RDC, la fin de leur appui au M23 et la restauration de l’autorité de l’État congolais dans toutes les zones occupées constituent des conditions non négociables pour une paix véritable. » Un appel direct à la communauté internationale, à la veille de débats cruciaux à l’ONU.
