Haut-Uélé : un chauffeur de l’OCC, Israël Wenda Lokonda, accusé et arrêté pour viol sur une fillette de 12 ans, libéré ! La famille dénonce 7 000 USD de corruption présumée au Parquet de grande instance d’Isiro et met en cause le magistrat Charmant Mundeke

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Rédaction| Actungolo.com| +243818143137

Une affaire particulièrement préoccupante secoue le territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uélé. Israël Wenda Lokonda, 49 ans, chauffeur à l’Office congolais de contrôle (OCC), est accusé de viol sur une fillette de 12 ans. Arrêté à la suite de la dénonciation des faits, il aurait été libéré après environ trois semaines de détention, dans des circonstances aujourd’hui dénoncées par la famille de la victime.

Au cœur de cette controverse : une accusation de corruption portant sur 7 000 dollars américains. La famille affirme que cette somme aurait été versée au magistrat Charmant Mundeke, qu’elle met en cause dans le cadre de la procédure au Parquet de grande instance d’Isiro, afin d’obtenir la libération du mis en cause.

Une accusation grave qui appelle des investigations indépendantes. Les circonstances exactes de cette libération, le fondement juridique de la décision et le rôle du magistrat cité doivent être clairement établis.

Des éléments médicaux et judiciaires préoccupants

Les documents transmis à notre rédaction comprennent des procès-verbaux d’audition établis par la Police judiciaire près le Tribunal de paix de Mahagi ainsi qu’un rapport d’expertise médicale de l’Hôpital général de référence de Mahagi. Ces pièces attestent de démarches judiciaires et d’une prise en charge médicale de l’enfant.

Dans une correspondance datée du 20 octobre 2026, la famille Banga Lasuba Paul, représentée par Jean-Paul Soroba Banga, a également saisi le Directeur provincial de l’OCC du Haut-Uélé pour solliciter son implication face aux faits reprochés à son agent.

Les autorités interpellées

Le ministre de la Justice, le Conseil supérieur de la magistrature, la hiérarchie du Parquet de grande instance d’Isiro ainsi que la Direction générale de l’OCC sont interpellés.

La famille réclame que toute la lumière soit faite sur cette affaire, que les accusations de corruption soient vérifiées et que les responsabilités soient établies. Si des irrégularités ou des actes de corruption sont démontrés, leurs auteurs devront répondre de leurs actes devant la justice.

Une enfant de 12 ans mérite protection, dignité et justice. Son avenir ne doit pas être sacrifié au silence, à l’indifférence ou à d’éventuelles pratiques de corruption.

À Watsa, la famille attend des réponses. La justice doit maintenant faire toute la lumière sur cette affaire.

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