Kinshasa sacrifiée : quand le Gouverneur Daniel Bumba piétine la vision du Chef de l’État, Kinshasa choisit l’échec déjà documenté, Kinshasa paie, le Président encaisse les critiques

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Par Osée Ngolo LaPlume Engagée

Il est des décisions politiques qui relèvent de l’erreur.
Il en est d’autres qui relèvent de la rupture grave avec la vision présidentielle, au point d’engager la responsabilité politique la plus élevée.

Ce qui se joue aujourd’hui à Kinshasa dans le secteur de l’assainissement n’est ni un simple changement de partenaire, ni une alternance administrative normale. C’est une régression stratégique, une négation de la continuité de l’État, et surtout une contradiction flagrante avec la vision clairement soutenue par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

QUAND KINSHASA FAIT EXACTEMENT LE CONTRAIRE DE BRAZZAVILLE

Les faits sont têtus.
À Brazzaville, la société libanaise Averda, aujourd’hui choisie par le gouverneur Daniel Bumba pour Kinshasa, a été remerciée et écartée par le gouvernement congolais en avril 2023 pour :

  1. Son incapacité avérée à assurer une gestion efficace des déchets ;
  2. Des grèves répétées et prolongées dues au non-paiement des salaires ;
  3. L’insuffisance et la défaillance des engins d’assainissement ;
  4. Une ville devenue plus insalubre que jamais sous sa gestion.

À ce jour, les travailleurs congolais de Brazzaville réclament toujours leurs arriérés et indemnités.
Pour corriger cet échec, Brazzaville a fait le choix inverse de Kinshasa :
🔸 rompre avec Averda
🔹 signer avec la société turque Albayrak, spécialisée dans l’assainissement moderne, pour restaurer l’efficacité et la crédibilité du service public.

KINSHASA CHOISIT L’ÉCHEC DÉJÀ DOCUMENTÉ

À Kinshasa, le gouverneur Daniel Bumba fait exactement l’inverse :
🔸 Il bafoue un contrat valide signé sous le gouverneur Gentiny Ngobila,
🔸 Contrat appuyé politiquement et diplomatiquement par le Président de la République,
🔸 Contrat ayant permis la réception de plus de 300 engins d’assainissement, déjà disponibles pour la ville.

Pourquoi écarter Albayrak, société :
🔹 recommandée par le Président turc à son homologue congolais,
🔹 qui assure la propreté d’Istanbul, une mégapole de plus de 15 millions d’habitants,
🔹 et qui avait déjà engagé des investissements matériels lourds à Kinshasa ?

Pourquoi imposer à Kinshasa une entreprise rejetée à Brazzaville pour incompétence, dans une capitale de plus de 15 millions d’habitants, quand Brazzaville elle-même l’a jugée incapable pour une ville de moins de 3 millions ?

LA CONTINUITÉ DE L’ÉTAT EST-ELLE DEVENUE OPTIONNELLE ?

Monsieur le Gouverneur Daniel Bumba,
La continuité de l’État existe-t-elle encore ?
Depuis quand un gouverneur peut-il annuler un contrat stratégique soutenu par le Chef de l’État, sans justification technique crédible ni audit public ?
Depuis quand une “vision présidentielle” consiste-t-elle à détruire ce que le Président a lui-même appuyé ?
Car soyons clairs :
▫️ Bafouer Albayrak, c’est bafouer une option soutenue au sommet de l’État.
▫️ Imposer Averda, c’est prendre la responsabilité politique d’un échec déjà documenté ailleurs.

KINSHASA PAIE, LE PRÉSIDENT ENCAISSE LES CRITIQUES

Aujourd’hui, le Chef de l’État est injustement critiqué à Kinshasa pour une insalubrité chronique aggravée, alors que les choix opérationnels relèvent du gouvernorat.
Les Kinois souffrent.
Les déchets s’accumulent.
Les inondations se multiplient.
Et pendant ce temps, on communique, on visite des sites, on parle d’études techniques, pendant que les erreurs du passé sont recyclées sous un nouveau slogan : “Kinshasa Ezo Bonga”.
Mais Kinshasa ne peut pas “bonga” avec une entreprise que Brazzaville a chassée pour échec.

UN APPEL DIRECT AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Son Excellence
Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo,
Président de la République,
Kinshasa ne vous juge pas sur les communiqués du gouvernorat.
Kinshasa vous juge sur les résultats visibles.
Lorsque des décisions provinciales :
🟥 contredisent vos orientations,
🟥 annulent des partenariats que vous avez soutenus,
🟥 exposent la capitale à des échecs déjà prouvés ailleurs,
alors il devient légitime de se poser une question républicaine fondamentale : “Peut-on continuer à gouverner Kinshasa contre la vision du Chef de l’État ?”

LES KINOIS REGARDENT. L’HISTOIRE AUSSI.

Ce dossier ne relève plus de la polémique.
Il relève de la responsabilité politique,
de la crédibilité de l’action publique,
et du respect de la parole présidentielle.
Kinshasa mérite mieux que des expérimentations hasardeuses.
Kinshasa mérite des choix éprouvés.
Kinshasa mérite la cohérence de l’État.
Les Kinois regardent.
L’Histoire jugera.

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