Pasteur Carlos Baruti face à la tempête : quand la vérité dérange plus que les mots
Par Osée Ngolo Nkiani LaPlume Engagée | Analyse | ACTU NGOLO TV | +243834344477
Dans un monde où l’émotion a remplacé l’écoute, où les réseaux sociaux jugent avant même de comprendre, le pasteur Carlos Baruti vient une fois de plus d’être placé au centre d’une polémique aussi bruyante que superficielle. Pourtant, lorsqu’on prend le temps d’écouter l’intégralité de sa déclaration, une évidence s’impose : beaucoup ont préféré déformer ses propos plutôt que d’en saisir la profondeur spirituelle.
« Qui a dit que nous devons seulement nous marier entre nous dans le Message ? Montrez-moi la citation et je quitterai la chaire. »
Une phrase forte. Une phrase directe. Une phrase qui, sortie de son contexte, a servi de carburant aux spécialistes du scandale instantané. Mais Carlos Baruti ne s’est pas arrêté là. Il a immédiatement précisé sa pensée :
« Nous devons nous marier entre nous, nous qui avons le Saint-Esprit. Car dans chaque église, il y a trois types de croyants : les incrédules, les faux croyants et les véritables croyants. Tu peux même risquer d’épouser un sorcier sans le savoir. »
Autrement dit, le pasteur ne parlait pas d’une appartenance dénominationnelle, encore moins d’un clan religieux fermé. Il parlait de la qualité spirituelle de l’individu. Il parlait de la foi authentique. Il parlait du Saint-Esprit. Nuance immense que plusieurs ont volontairement ignorée.
Car au fond, la question n’est peut-être pas théologique. Elle est émotionnelle. Elle est personnelle. Elle touche à ce phénomène étrange qui accompagne souvent les hommes influents : plus ils gagnent en impact, plus ils deviennent des cibles.
Pourquoi tant d’agitation aujourd’hui alors que plusieurs prédicateurs avant lui ont tenu des propos similaires sans provoquer une telle hystérie ? Pourquoi cette sévérité sélective ? Pourquoi cette indignation à géométrie variable ?
Le pasteur Kayumbi a déjà abordé cette question. Pourtant, les mêmes voix qui hurlent aujourd’hui étaient hier plongées dans un silence presque complice.
Alors oui, une interrogation demeure : est-ce réellement la déclaration qui dérange… ou est-ce Carlos Baruti lui-même ?
Son influence grandissante ?
Son audience ?
Son aura spirituelle ?
Ou simplement cette incapacité de certains à supporter qu’un homme puisse marquer sa génération sans demander la permission à ses détracteurs ?
Les grandes figures ont toujours été combattues. Non parce qu’elles mentent forcément, mais parce qu’elles dérangent les conforts, les habitudes et parfois même les ego. L’histoire des hommes de foi est remplie de procès populaires lancés par des foules qui écoutent peu, comprennent moins, mais condamnent très vite.
Ce dimanche 24 Mai 2026, lors du culte à Baruti Tabernacle, Carlos Baruti a brisé le silence avec une douleur perceptible derrière la fermeté de ses mots :
« Moi, Carlos, je ne vous attaque jamais. Pourquoi m’attaquez-vous toujours ? Papa Kayumbi a dit la même chose. Pourquoi ne l’avez-vous pas attaqué ? Pourquoi seulement moi ? Je comprends… c’est de la même manière qu’ils ont attaqué BK qu’ils le font aujourd’hui avec moi. »
Ces paroles ne traduisent pas seulement une incompréhension. Elles révèlent le poids d’un acharnement devenu presque systématique. Comme si, pour certains, le nom “Carlos Baruti” suffisait désormais à déclencher critiques, sarcasmes et procès d’intention.
Mais la vérité reste têtue.
On peut ne pas aimer un homme. On peut ne pas partager sa manière de prêcher. On peut débattre de sa doctrine. Cela est légitime. Mais manipuler ses propos, tronquer sa pensée ou fabriquer une polémique artificielle pour satisfaire une haine personnelle relève moins du discernement spirituel que d’une pauvreté intellectuelle inquiétante.
Les hommes qui marquent leur temps passent toujours par la vallée de l’incompréhension. Hier, certains attaquaient BK avec la même passion aveugle. Aujourd’hui, c’est Carlos Baruti. Demain, ce sera probablement un autre. Car dans toutes les générations, les voix visibles attirent autant l’admiration que les pierres.
Et pendant que les polémistes fabriquent du bruit, les bâtisseurs, eux, continuent d’avancer.
L’histoire finit toujours par séparer ceux qui éclairent de ceux qui crient dans l’obscurité.
